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Dans la nuit de dimanche, les Français sont passés à l’heure d’hiver. Ce changement, instauré dans les années 1970 dans un souci d’économie d’énergie, a des effets divers sur nos organismes. Selon un récent sondage d’Opinionway, 75% des Français se disent bouleversés par ce changement. Mais cela a-t-il un réel impact sur notre santé ? Décryptage.

Seulement 20 minutes de sommeil supplémentaires

Le changement d’horaire, qui a lieu lors du dernier dimanche d’octobre, permet de reculer les horloges d’une heure, ce qui offre en théorie du sommeil supplémentaire. En théorie seulement. Car d’après des analystes de Withings, qui ont réalisé une étude auprès de 1 400 Français, « on se rend compte que la nuit du changement d'heure, ils dorment en moyenne 20 minutes de plus seulement ».
Ce gain de temps est donc loin d’être optimisé même si pour le Dr François Duforez, interrogé par Le Parisien, l’essentiel est ailleurs : « Dormir 20 minutes de plus la nuit du changement d'heure, c'est déjà très bien. On se rapproche de l'heure solaire et on n'a plus qu'une heure de différence avec lui en termes de luminosité contre deux l'été. Là, le réveil sera moins dur ».

Un bouleversement biologique

Si la majorité des Français profite de ce changement d’heure pour se ressourcer et rattraper du temps de sommeil, certains sont moins enthousiastes. C’est notamment le cas des lève-tôt que sont les personnes âgées et les enfants notamment : « Typiquement, ça va renforcer le réveil précoce des personnes âgées, parfois vers 4 heures à la nouvelle heure, explique le spécialiste. Les enfants de moins de 6 ans risquent aussi de débouler dans la chambre de leurs parents à 6 h 30. Chez eux, ce bouleversement biologique s’accompagnera d’une petite fatigue ou d’une vague irritabilité. Mais le temps d’adaptation ne durera qu’une semaine maximum ».

Un manque de luminosité aux effets négatifs

Reculer son horloge d’une heure, cela permet notamment d’avoir plus de luminosité le matin. Mais inévitablement, l’effet inverse se produit en fin d’après-midi. Et ce changement peut provoquer une dépression saisonnière chez certaines personnes. Un impact qui se répercute notamment sur les insomniaques et qui se traduit par un manque de concentration et davantage de stress. Cette pathologie est due à un manque de mélatonine, plus communément appelée l’hormone du sommeil. Les patients qui en souffrent doivent donc se coucher dès les premiers signes de sommeil ou avoir recours à la luminothérapie pour atténuer ces effets néfastes.
Le changement d’heure est donc encore loin de faire l’unanimité. Mais ce pourrait bien être la dernière fois, comme l’avait laissé entendre la ministre de l’écologie, Ségolène Royale, sur Twitter au mois de mars dernier : « Le ministère va vérifier la justification et rendra publics les résultats pour décider de l'opportunité l'année prochaine ».

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