Alors que le concours d’orthophonie a lieu dans quelques jours à Marseille, le métier d’orthophoniste est assez méconnu. Zoom sur cette profession jeune et encore très féminisée avec Anne Tirilly, une professionnelle de santé, qui enseigne à l’IGPEPM.

Après 30 ans d’expérience, Anne Tirilly est toujours autant passionnée par son métier d’orthophoniste. « Ce qui me plaît c’est la variété des âges des patients. Il s’agit de s’adapter à chacun d’eux et non pas juste d’appliquer des protocoles », explique-t-elle.

Dans son cabinet libéral, de la région parisienne, cette orthophoniste rééduque les troubles du langage et de la communication des jeunes enfants aux personnes âgées. Ce métier inscrit dans le soin et la relation, « où l’on ne s’ennuie jamais », avoue-t-elle, a pourtant évolué avec les années. « La prise en charge de personnes souffrant de lésions cérébrales est bien mieux connue qu’avant », indique la professionnelle.

Prépa concours IGPEPM

L’orthophoniste intervient dans différents champs : diagnostiquer et traiter les divers troubles (aphasie, dyslexie…) ou encore traiter les troubles oro-myo-faciaux (des muscles de la bouche et du visage). « L’idée est de compenser les difficultés, les troubles vont s’atténuer mais ne guérissent pas toujours totalement », précise-t-elle.

Anne Tirilly est également formatrice au sein de l’Institut général de préparation aux études paramédicales et médicales de Paris. Le concours d’entrée dans l’un des nombreux centres de formations en orthophonie de France est difficile. « Avec 5% de réussite, mieux vaut s’y préparer. Je conseille même aux jeunes de se tester pendant leur année de Terminale pour se faire une idée du concours ». Après 5 ans d’études, le futur professionnel de santé décroche un master en orthophonie. Et Anne Tirilly l’assure, « c’est un métier où il n’y a pas de chômage. Il y a une réelle pénurie. Mes nouveaux patients attendent 1 an pour avoir rendez-vous avec moi. »

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